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vendredi 27 août 2010

Les expressions du potager (la dernière !) : " Les carottes, ça rend aimable "




Cette expression a été tronquée. Des témoins, l'œil encore inquiet et la voix chevrotante due à leur grand âge, s'accordent tous sur cette version originelle, restituée ici dans son intégralité :

« La prochaine fois, essaie les carottes, ça rend aimable » : c'est exactement ce qu'aurait dit Bleda, dans un dernier soupir à son frère Attila, après avoir eu la mauvaise idée de lui demander l'heure.


Merci à Grégoire pour avoir, avec ses textes, donné un peu de piquant à mon petit travail de dessin ! Et si on est motivé, on complétera ce qu'il y a déjà. (On nous a déjà parlé d'expressions du poulailler, pourquoi pas ?)

mercredi 25 août 2010

Les expressions du potager : " Etre dans les choux"

Vu par moi :

Vu par Grégoire :


Il n'était pas simple de vivre au Moyen Âge lorsqu'on était un petit prince, et que les seuls moments de rigolade étaient à trouver dans la lecture silencieuse de Pline le Jeune, dans le texte original, bien entendu.

Pour que sa léthargie soit complète, Tristan Jr, fils de Tristan, arrière petit-fils de Tristan senior, et futur duc de Guise, était assigné depuis sa naissance à résidence par son père, qui craignait qu'un complot de son frère n'attente à la vie de l'héritier, suite à un différend dont tout le monde avait oublié l'origine. En bref : une querelle qui allait amuser des générations de guerriers sur les champs de bataille, mais qui baignait notre petit héros dans un inextricable ennui, à l'intérieur de sa tour d'ivoire.

Pour s'encanailler un peu, Tristan, en bon adolescent qui n'a pour vocation dans la vie que de contrarier les décisions de ses parents, s'etait mis à faire le mur. Ce qui s'était révélé la première fois assez acrobatique, car la chambre de laquelle il voulait fuir était située au 22 ème étage du donjon.

Au cours de ses escapades, il fit la connaissance des enfants de son âge qui habitaient au village. Le lecteur mp3 n'étant pas encore paru au registre des inventions, les jeunes gens s'adonnèrent à tous sortes de jeux de leur âge, et Tristan découvrit avec eux les joies innocentes de l'amitié, l'esprit d'équipe, le bonheur de fabriquer une cabane au fond des bois, d'imiter le son du coucou qui s'ébroue... Bref toutes les valeurs qui allaient construire quelques années plus tard le succès de la série du Club des cinq.

Parmi leurs jeux favoris, figurait le cache-cache. Le domaine agricole du château recelant de végétation, les amis n'eurent aucune difficulté à trouver sans cesse de nouvelles cachettes.

Un jour cependant, les enfants du village eurent beau chercher partout, impossible de trouver le jeune héritier. Ils ratissèrent un à un les moindres recoins du potager, et se retrouvèrent bredouilles .

Pendant ce temps, Tristan, qui s'était caché à l'intérieur d'un énorme chou, lassé d'attendre que quelqu'un le trouve, s'endormit bêtement. Et du coup, il ne vit pas les limaces qui, mises en appétit par l'apparence gouleyante du légume vert, l'attaquèrent en rang serré. Mais leur mucus agissant comme de la colle sur les feuilles scella littéralement le chou. Prisonnier à l'intérieur, Tristan eut beau se débattre, il ne pouvait pas bouger un doigt.

Il passa ainsi 3 jours et 3 nuits dans cette situation embarrassante, avant que l'armée du roi, mise en alerte par l'absence du jeune homme, ne retrouve le malheureux. Lui qui avait été dans les choux pendant tout ce temps ne s'en sortit qu'avec un dégout immodéré pour les légumes verts. Il n'en fut pas de même pour les enfants du village, qui accusés d'avoir comploté contre l'héritier, périrent tous dans d'atroces souffrances dans les geôles du château.




lundi 23 août 2010

Les expressions du potager : " Avoir la patate ! "

Vu par moi

Cette expression trouve ses origines dans la lointaine Grèce Antique. En cette période primitive, on ne se souciait pas encore de développement durable, ni des règles de courtoisie élémentaire, et lorsque la fin de semaine arrivait, lassés de faire évoluer l'humanité avec des idées nouvelles, les hauts magistrats Grecs s'adonnaient à des plaisirs sportifs futiles, mais néanmoins virils : réunis sur un terrain, eux qui avaient mis tout leur génie à façonner l'idée de République, n'en avaient plus assez en stock pour inventer le ballon, objet pourtant essentiel à la survie des peuples.
C'est donc avec une pomme de terre sans ambition qu'ils organisaient leurs joutes sportives, à mi-chemin entre bagarre générale et rugby ancestral. Et c'est évidemment à celui qui tapait le plus fort que revenait le privilège de garder la patate dans ses mains.
Il est étonnant qu'aucun écrit de l'époque ne mentionne la honte toute naturelle qui aurait dû saisir ces brutes épaisses à idée même de jouer avec la nourriture. En outre, ce qui ne manqua pas d'arriver, c'est que le tubercule, lui qui n'avait rien demandé à personne se retrouva associé aux idées de force et d'énergie.
Et comble de l'obscurantisme : les participants à ces jeux décadents baignaient dans une telle ignorance qu'ils n'étaient même pas informés que la patate n'était pas encore importée des fast-foods américains en ces temps reculés.

Vu par Grégoire


Donc retour au boulot, quand j'aurai le temps, je mettrai les deux-trois gribouillis que j'ai pondu pendant les vacances, c'est pas très reluisant...

PS : les guêpes sont des grosses p...

jeudi 29 juillet 2010

Les expressions du potager : " Manger les pissenlits par la racine "

Là, c'est d'après moi.



Et d'après Grégoire :


Au temps des Gaulois, alors que l'église de Scientologie n'avait pas encore assis son monopole sur les croyances occultes, c'était aux druides que revenait le privilège d'amuser et (plus souvent d'effrayer) les honnêtes gens avec des idées ésotériques en tous genres, pleines d'éclairs foudroyants, de divinités vengeresses, et de bile de canard faisandé. Et le pire dans tout ça, c'est que certains druides, éblouis par la toute-puissance dont ils jouissaient auprès de leurs concitoyens à moustaches, se mettaient eux-mêmes à croire à leurs sortilèges.


Leurs confrères, plus raisonnables et conscients de l'inefficacité de leur litanie, essayaient de ramener les illuminés à la raison, mais leurs tentatives n'étaient que rarement couronnées de succès.
L'un d'entre eux, que nous appellerons P. pour ne pas le confondre avec un célèbre personnage de bande dessinée, dit un jour à un de ses confrères qui essayait de lui faire lire l'avenir dans les rillettes de sanglier :


« Eh toi, tu peux aussi essayer de me faire croire que tu arrives à manger les pissenlits par la racine? ».


Sans se démonter, son interlocuteur essaya de lui prouver qu'il en était capable, mais sa magie n'y faisant rien, il se mit alors à creuser et à brouter la terre à la recherche des racines des fleurs jaune d'or qui avaient commis l'erreur de pousser à proximité.

Il eût été préférable pour ce pauvre bougre qu'il potassât sagement au préalable les traités de médecine romaine, et particulièrement le chapitre : « rôle des poumons dans la survie de l'être humain en milieu souterrain ». Car il mit tant d'empressement et de rage aveugle dans son entreprise qu'il en fut étouffé sur le coup.


Cette anecdote fit pendant des années le tour de la Confrérie Fraternelle des Druides de Toute la terre (CFDT), ce qui permit à la fameuse réplique du druide P. de passer à la postérité.

Voili voilo pour aujourd'hui.

lundi 26 juillet 2010

Les expressions du potager : " Avoir une peau de pêche "

Orson Wells, lorsqu'il rencontra pour la première fois Jeanne Moreau en 1951, lui formula ce petit compliment :


« Ma chérie, tu as une voix de velours et une peau de pêche ».

Mais ni l'origine de cette expression ni sa véracité ne sont attestées, d'autant que d'après son entourage, personne n'a depuis longtemps formulé ce genre de compliment à l'actrice.

Grégoire !




jeudi 22 juillet 2010

Les expressions du potager : " Ne plus avoir un radis "



Lorsqu'au XVIème siècle l'esprit d'aventure poussa des hordes de marins à éprouver l'inefficacité de leurs boussoles, les jeunes mousses, peu enclins à la béate admiration qui aurait dû accompagner l'exploration de nouveaux horizons, tuaient le temps comme ils pouvaient lors des traversées interminables.

L'un d'entre eux, Titi, un jeune Corse, s'était fait fort de tirer profit des piètres conditions d'hygiène dans lesquelles vivait l'équipage du vaisseau. Alors qu'il aurait pu vouer son temps libre à de saines occupations comme l'apprentissage de la lecture, ou la sculpture au couteau de figurines hindoues dans des morceaux d'épave, il occupait ses heures d'ennui à attraper les rats. Lui qu'on disait rapide comme un lièvre était également doté d'un esprit roublard, tel qu'un colporteur itinérant en lotions capillaires en aurait rougi de jalousie.

En un tour de passe-passe et quelques messes basses avec le cuistot du navire, il parvint à monter une cabale astucieuse qui consistait à transformer la viande de rat en de jolis saucissons, et les revendre à l'équipage sous le manteau en la faisant passer pour de la viande de cochon sauvage - en provenance directe de sa Corse natale, évidemment.

Mais au fil du temps et des expéditions, les réserves naturelles s'épuisaient et les pauvres rats, chassés comme des bêtes sauvages (qu'ils étaient au demeurant), finissaient immanquablement par disparaître du navire. En ces temps de disette, les recettes se faisaient alors plus rares, et le cuistot, lorsqu'il retrouvait son compère, le soir, dans quelque coin isolé du navire, lui posait toujours la même question :

« Alors, dis, t'as pas à un rat à me filer, dis? »

Question qui appelait immanquablement la même réponse :

« non, j'ai plus plus un rat, dis. » *



* Il convient de préciser qu'il existait à l'époque un tic de langage bien connu des linguistes et autres didactitiens du langage, mais que les lecteurs peu crédules et qui n'ont souvent pas la chance de bénéficier du degré minimum d'instruction ne connaissent pas : de même que la jeunesse actuelle, dans son entreprise collective de dénaturation de la langue, ponctue chaque fin de phrase d'un « quoi » disgracieux et inapproprié, le tic en usage chez le petit peuple au XVIème siècle était d'employer le « dis » à tort et à travers. Ce qui explique tout. Si si.


Et c'est toujours signé Grégoire !

mardi 20 juillet 2010

Les expressions du potager : "Raconter des salades"


On attribue cette expression au scandale provoqué par Bernard K. Rambart, petit maraîcher à Cérences dans les années 30 et qui, fatigué de voir la foule bouder ses salades au profit des frites industrielles sautées dans l'huile de vidange et de la soupe en boîte de conserve, eut l'idée de se venger de cette clientèle pervertie par la société de consommation naissante.

Ainsi, il se mit à glisser dans chaque salade vendue une petite note manuscrite, dans laquelle il laissait couler son fiel, attribuant à ses anciens clients des aventures extra conjugales, des mœurs douteuses, une tendance prononcée à l'alcoolisation répétée, ou même un goût pour la musique Africaine. L'effet de surprise ne se fit pas attendre, mais l'indignation étant bonne vendeuse, les salades s'arrachèrent de nouveau comme des petits pains.

Des rumeurs de plus en plus folles se mirent à circuler sur ces salades qui disaient tout, on se mit à évoquer cette affaire avec des airs de mystère et de méfiance qui soufflèrent un air glacial sur la tranquille petite place du village.

Évidemment, le petit maraîcher nia toute implication dans ce « mystère des salades », et il fallut finalement que le curé du village, après avoir exorcisé une par une les feuilles de laitue, ramène le calme dans le village. Dans toute sa sagesse d'homme de paix, il invita la population « à ne plus croire ces salades », et à vouer sa foi à Dieu, plutôt qu'à un légume qui n'avait jamais prouvé quoi que ce soit.

Les villageois, rassurés par autant de bon sens, boudèrent de nouveau les salades de Bernard. Ce qui n'arrangea pas ses affaires, mais lui procura la satisfaisante et éphémère sensation d'avoir eu sa revanche sur l'humanité.

Tout le monde l'oublia, mais son fils reprenant l'idée paternelle à des fins moins perfides, entreprit de fabriquer des petits caramels longs, dans lesquels il glissa, non pas des ignominies sur ses semblables, mais de bonnes petites blagues bien innocentes, rarement drôles, mais qui
amusent cependant encore beaucoup les écoliers et les étudiants (à partir d'une certaine heure).

Le texte est toujours de Grégoire !

vendredi 16 juillet 2010

Les expressions du potager : " Rougir comme une tomate "


Moi j'ai fait le dessin, et Grégoire le texte rigolo ci-dessous !

Comme chacun sait, la couleur rouge des tomates n'a été généralisée dans le monde que lors de la propagation de la vermine communiste dans les années 50.
Bien avant cela, les tomates étaient bleues et le petit paysan russe qui cultivait ce fruit dans son lopin de terre -qu'on appelait pas encore sovkhoze, trouvait ça normal.
Mais l'URSS étant le principal producteur mondial de tomates, il a fallu que l'ADN de cette innocent fruit passe entre les mains diaboliques des savants fous bolcheviques pour devenir un redoutable instrument de propagande.
« Si même les tomates deviennent rouges, cela veut dire que le rouge est la couleur du futur, et nous aussi, demain, nous nous mettrons tous à rougir comme des tomates » scanda Khrouchtchev lors du 20e congrès du Parti Communiste (25 février 1956).
Heureusement, l'Histoire expurgea vite de son sang ces félons sans âme, et en sombrant, ils avouèrent au monde l'étendue de leur méfaits. Un détail néanmoins échappa à leurs accusateurs : demander aux savants Russes de leur confier la formule qui avait permis la mutation génétique, et comme un dernier coup de poignard dans le dos de l'humanité, ces derniers emmenèrent leurs secrets dans les profondeurs de leurs geôles.
Depuis, le monde a retrouvé sa face souriante et optimiste, mais les tomates sont toujours rouges.


Bon, j'ai la flemme de vous expliquer pourquoi on a fait ça, mais si ça vous intéresse de le savoir, laissez un commentaire, et je verrai si j'ai le courage de répondre !